Touraine Berry Immobilier 1, place du Marché aux fleurs 37600 LOCHES            02 47 91 83 83          tbi@agencetbi.com
Présentation de la ville de Loches en Touraine
 
 

Agence TBI
Loches en Touraine
 
 
Introduction
Architecture militaire
Architecture religieuse
Architecture civile
Musée Lansyer
Patrimoine naturel
Grands personnages
Plan de Loches
Site officiel de Loches
 
Depuis le
25 novembre 2004
un compteur pour votre site
PRÉSENTATION DE LOCHES en TOURAINE
Les grands personnages
lamblardie
Jacques-Elie Lamblardie (ou de Lamblardie) (Loches 1747 - Paris 26 décembre 1797) est un ingénieur français qui a œuvré sur les travaux maritimes, a dirigé l'École des ponts et chaussées, puis fondé et dirigé l'École polytechnique.

Jacques (ou Jacques-Elie) Lamblardie est né à Loches en 1747, fils d'un chirurgien-barbier. Son frère aîné Pierre-Christophe de Lamblardie (futur aumônier du roi de Hollande) l'attira à Paris et le destinait à devenir prêtre ; mais Jacques-Elie s'intéressait plus aux mathématiques, et la rencontre de Perronet, alors directeur de l'École des ponts et chaussées, lui permit de suivre la voie qu'il désirait en intégrant cette école.
Ingénieur hydrographe
Sous-ingénieur des ponts et chaussées sur les côtes de Normandie, Lamblardie étudia la possibilité de jetées conçues pour préserver les ports des alluvions. On lui confia alors la responsabilité des travaux à exécuter dans les ports de Dieppe et du Tréport, où il imagina notamment les écluses de chasse, de nouveaux types de jetées, de ponts à bascule ; il fit du Havre, par les ouvrages qu'il y conçut, un des premiers ports d'Europe. Il étudia aussi les moyens d'améliorer l'estuaire de la Seine.
Lamblardie s'intéressait à la recherche expérimentale. Il réfléchit au moyen de tester les pièces de charpente chargées parallèlement à leur axe avec un levier à pivot mobile. Peu avant la fin de son activité en Normandie, il fit construire un banc de flexion d'une capacité de 100 tonnes, mais dut confier à son successeur à ce poste, Pierre Simon Girard, la tâche de réaliser les expériences elles-mêmes (1793).
Nommé ensuite ingénieur en chef de la Somme, il y étudia particulièrement la géologie.
Directeur de l'École des ponts et chaussées
Perronet le fit nommer inspecteur général des Ponts et chaussées, pour pouvoir le prendre comme adjoint et en faire son successeur. Lamblardie devint ainsi le directeur de l'École des ponts et chaussées en 1794.
Le pays était alors en pleine révolution ; pendant la Terreur, Lamblardie avait manifesté sa désapprobation des excès, et Fouquier-Tinville avait voulu le mettre en accusation ; mais Robespierre s'y opposa, la République ayant besoin de savants.
Monge, Carnot, Prieur
Fondation de l'École polytechnique
Lamblardie, confronté à la pénurie d'étudiants correctement préparés, eut l'idée de créer une école préparatoire pour les ponts et chaussées et pour tous les corps d'ingénieurs. Membre de la Commission des Travaux publics, il en parla à Monge, qui en fit adopter l'idée par le Comité des savants.
La Convention décréta en mars 1794 (ventôse an II) la création de l'École centrale des Travaux publics, qui devient l'École polytechnique en 1795.
Lamblardie organisa l'École avec Gaspard Monge, Lazare Carnot et Prieur de la Côte d'Or. Il en fut le premier directeur, et s'efforça de recruter les professeurs les plus éminents.
Il est mort à Paris en 1797, en demandant à son adjoint et ami Joseph Mathieu Sganzin de veiller sur sa femme et ses enfants. Son fils Antoine Elie Lamblardie est devenu Inpecteur général des Travaux maritimes.


Ecole Polytechnique
Fondée en 1794 sur une initiative de Lamblardie, reprise par le célébre mathématicien Monge assisté d'un comité de neuf membres ( Bertholet, Carnot, Chaptal etc ...), sous le nom d' Ecole centrale des travaux publics, dans les dépendances du palais Bourdon, l'école Polytechnique reçut cette appellation de la Convention en 1795. Napoléon l'a transforma en école militaire en 1804 et elle fut installée dans l'ancien collège de Navarre sur la colline Sainte-Geneviève. Les élèves se distinguèrent lors de la défense de PARIS en 1814 et lors des révolutions de 1830 et de 1848. Ils furent hostiles à Napoléon III et demeurent fidèles au gouvernement de Versailles en 1871. La IIIe République accentua le caractère militaire de l'école, qui fournit un fort contingent d'officiers d'artillerie et du génie. Repliée en 1940 à Toulouse, puis à Lyon, l'école réintégra Paris en 1943, avant d'être transférée à Palaiseau en 1976.

L'Ecole des Ponts-et-Chaussées

En 1747, Trudaine, intendant des Finances, met en place au Bureau des dessinateurs du Roi un enseignement "des sciences et pratiques nécessaires pour remplir avec capacité les différents emplois des Ponts-et-Chaussées". Ce bureau, créé en 1744, chargé de lever et dessiner les cartes du royaume de France, est alors confié à Jean-Rodolphe Perronet qui reçoit également la mission de former le personnel compétent pour le service des Ponts-et-Chaussées.

L'enseignement est original : les meilleurs élèves suivent à l'extérieur les cours de professeurs et enseignent ensuite à leurs camarades. Tous les élèves suivent également les cours de Jacques-François Blondel à l'Ecole d'architecture. En 1775, le terme d'école est adopté dans un règlement signé par Turgot.

La Révolution française menace sérieusement l'existence de l'Ecole. Après de multiples débats à l'Assemblée constituante, son maintien est finalement voté en 1790.

A la mort de Perronet en 1794, l'Ecole est complètement désorganisée : nombre de ses bons élèves sont partis aux armées et le système d'enseignement mutuel est donc compromis. Lamblardie, successeur de Perronet, propose alors la création d'une école préparatoire. Une loi du 28 septembre 1794 consacre l'organisation d'une nouvelle Ecole centrale des travaux publics qui devient bientôt Ecole Polytechnique. L'Ecole des Ponts-et-Chaussées qui devait en être le noyau et disparaître est finalement maintenue comme école d'application.

Initialement située rue Sainte-Avoye, dans le Marais, l'Ecole a déménagé une dizaine de fois en un siècle. En 1845, enfin, elle s'installe rue des Saints-Pères où elle est toujours même si la plupart de ses services ont déménagé à Marne-la-Vallée en 1997.