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Monsieur et
Madame COVIN
2, route de L'Abbaye
37500 SEUILLY
02 47 95 81 02
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Chambres
d'hôtes
Suite
Aliénor
Suite Ronsard
Chambre Balzac
Chambre Rabelais
Gîtes |
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L'abbaye
de SEUILLY ne fut, à l'origine, qu'un
simple prieuré fondé en 1095
(dédié à Saint PIERRE,
puis au saint Sépulcre et enfin à Notre-Dame).
Il fut érigé en abbaye vers
1100 (ordre de Saint Benoît).
En 1416,
une partie de l'église et du couvent fut détruite
par un incendie puis reconstruite de 1466 à 1491.
Tombée
en décadence, l'abbaye fut juridiquement abandonnée
en 1736, date à laquelle, elle n'abritait plus
que quatre moines. Le 14 mars 1751, un ouragan dévastât
l'abbatiale qui ne fut jamais réparée.
Le souvenir
de François RABELAIS est attaché à ces
murs. C'est là qu'il fit ses premières études
et qu'il situa l'un des épisodes de la Guerre
Picrocholine (la résistance de frère
Jean des Entommeures dans le clos de l'abbaye).
De l'abbaye
subsiste un bâtiment du XVe siècle, dit « Maison
de l'aumônerie » ou « de l'Économe ».
Le bâtiment
de plan quadrangulaire est limité par deux pignons à rondelis.
Celui du midi, particulièrement élancé (le
plus haut de la région : 18 mètres) par
suite de la déclivité du terrain a son
angle sud-ouest épaulé par un massif
contrefort jusqu'au niveau de l'étage. Sous
les deux fenêtres superposées à jambages
chanfreinés, a été encastré (sans
doute après 1899 où elle était
encore dans le mur de servitudes) une pierre rectangulaire
portant gravée en son centre une crosse d'abbé sur
un W, séparant en deux groupes les chiffres
du millésime 1718. Ranjard y voyait une allusion à René du
Vau, abbé commendataire à partir de 1711.
Mais, en 1718, il était remplacé depuis
déjà cinq ans par Jean-Baptiste Leclerc
du Wallon, qui signe une transaction avec son fermier
en 1714, et était encore en fonction en 1736.
Son nom est écrit avec un W dans plusieurs
documents.
La bâtisse s'élève directement au bord du chemin où ses
percements remaniés laissent entrevoir une arcature brisée, dont
la trace se retrouve également à l'intérieur du logis sur
la cour. Il s'agissait d'un porche cité dans l'acte de partage du ler
messidor an III (9 juillet 1795) : « une grande ouverture au milieu pour
entrer et sortir les charrettes ». L'édifice servait alors de salpêtrerie.
La façade
occidentale est flanquée d'une tour polygonale
où apparaissent les chaînages d'angle
en pierre de taille et qui est coiffée
d'un toit d'ardoises.
A la base
du plan méridional, s'ouvre une porte à linteau
cintré, surmontée d'une belle accolade à crochets
de feuillage et fleuron, placée légèrement
en retrait par rapport au nu du mur.
Cette tour
abrite dans une cage octogonale un large escalier à vis
de pierre aux marches assez usées jusqu'à l'étage.
Un devis de réparation fut dressé le
26 août 1747, et il apparut nécessaire
de démolir la cage dans sa totalité et
de la rebâtir sur des fondaisons neuves,
de retailler toutes les marches et d'en fournir
deux neuves.
Le comble
de la demeure est éclairé aujourd'hui par
une seule lucarne au fronton très mutilé,
où l'on discerne encore une coquille, emblème
de l'ordre de Saint Jacques de Compostelle.
Dans l'une
des chambres hautes, existe encore une belle
cheminée
du XVe siècle, à hotte droite sur linteau à double
corniche prenant appui sur des jambages en forme de
demi-colonne engagée.
Avec la « maison
du sacristain » qui devait servir de logement
au chapelain,
« L’Aumônerie » et
l'Hostellerie » firent partie des trois bâtiments
cédés au Collège de Chinon
par l'acte d'union de 1736.
Après
avoir été partie intégrante de
l'abbaye de Seuilly pendant des siècles, et
en avoir partagé toutes les vicissitudes de
son histoire, la maison de « l'Aumônier » fut
d'abord réservée puis vendue par les
héritiers de la famille Dumoustier en
1921.
Depuis
elle a eu quatre propriétaires
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Quatre
chambres d'hôtes
et un gîte
proche de
CHINON
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