Présentation de Loches en Touraine

 
PRÉSENTATION DE LOCHES en TOURAINE
L'architecture civile :
1 - L'Hôtel de Ville:
(se visite sur demande) il s’agit d'un beau bâtiment de la Renaissance. Il a été construit sur lettres patentes de François 1 entre 1535 et 1543 sous la direction du maître d'œuvre Jean Beaudoin. A noter, les fenêtres Renaissance à double traverse et pilastres à rinceaux, la frise de cercles et de losanges délimitant les allèges et les lucarnes avec la salamandre, symbole de François 1. Élément intéressant, l’orientation des deux corps de bâtiment parallèles à la rue ( avec charpente d’origine ) et l'avancée abritant l'un des premiers escaliers à rampe droite de la Renaissance. C'est dans ce bâtiment que se prennent les décisions de la ville depuis 1543 !

L'Hôtel de Ville

2 - Le Palais de Justice:
(appartient au département, peut éventuellement se visiter sur demande ) c'est une construction de style néoclassique (style Louis XIV ) édifiée par Gustave Guérin, architecte de Tours, entre 1859 et 1866. Les niches de sa façade abritent des bustes de juristes célèbres; les deux niches vides auraient abrité les bustes de Napoléon III et de l'un de ses ministres. C'est un bel exemple d'architecture officielle du second Empire

Le Palais de Justice


3 - L'hôtel Nau, rue St Antoine:
(propriété privée) il s'agit d'une demeure du XVI° siècle avec fenêtres décorées de pilastres ioniques, tourelle escalier et trois étages de loggias de la Renaissance italienne. Elle a appartenu aux Nau une famille de magistrats lochois du XVIII° siècle.


L'hôtel Nau, rue St Antoine

4 - L'hôtel de la Gravière,
rue Quintefol: (propriété privée) ancienne propriété de la famille de la Gravière, receveurs des greniers à sel de Loches, c'est un beau bâtiment du XVII° siècle qui possède deux rangées de fenêtres à chaînages ainsi qu'un bel escalier à volées rectilignes et rampes à balustre.
 
5 - Le château de Sansac:
(propriété privée ) édifié par Louis Prévost de Sansac, Grand Fauconnier, Maréchal de France et ami personnel de François l, c'est un manoir de la Renaissance qui a été édifié en 1529. Au dessus de la porte d'entrée, on peut voir le portrait de François 1° à 34 ans ( oeuvre vraisemblable de Girolamo Della Robbia un céramiste célèbre de la Renaissance qui avait son atelier à Suresnes ) qui est considéré comme l'un des plus authentiques portraits du roi. Hélas, ce que l'on voit n'est qu'une copie, l'original ayant été vendu au siècle dernier aux États-Unis.

Agence TBI - Chateau de Sansac
Château de Sansac
 
6 - La Sous-préfecture:
(appartient au Département, jardins sont ouverts exceptionnellement aux Journées du Patrimoine) ancien hôtel d'Armaillé, du nom de sa propriétaire au XIX° siècle, c'est un intéressant bâtiment du second Empire qui abrite depuis la fin de la seconde guerre mondiale la Sous-préfecture (auparavant installée dans le Logis Royal ).

La Sous-préfecture
 
7 - L'ancienne École Normale:
(appartient à la ville ) située sur l'emplacement de l'ancien collège des Barnabites, ses bâtiments actuels ont été inaugurés en 1885 pour accueillir l'École Normale d’instituteurs du département d'Indre et Loire. Devenue ensuite un Lycée, elle abrite aujourd'hui le Centre Maurice Aquilon. Son architecture est typique des bâtiments scolaires de l’époque de Jules Ferry.
PRATH Henri, Jean, Louis 1847-1905.
Ancien élève de première classe à l'école des Beaux-Arts et d'André ; architecte de la ville de Tours ; nommé inspecteur des travaux diocésains le 30 mars 1880. Il est fait officier d'académie en juin 1880 (pour la construction et l'organisation de l'exposition de Tours en 1882). Il a construit un groupe scolaire à Château-Renault (Indre-et-Loire), une école normale d'instituteurs à Loches, le bâtiment des archives départementales, une école de garçons à Tours, achève les halles de Tours
.
 
8 - La tour St Antoine:
(ne se visite pour le moment qu'aux Journées du Patrimoine ou sur demande auprès de la Mairie ) haute de 50 mètres il s'agit de l’ancien clocher d’une église qui a été détruite au XIX° siècle ( l'église originelle aurait été fondée par Hildegarde seconde épouse de Foulques Nerra ). Elle servait aussi de beffroi et c'est vraisemblablement le seul beffroi Renaissance de Touraine. Elle a été édifiée entre 1529 et 1575. C'est une tour quadrangulaire épaulée de 4 contreforts à 45°. Les étages inférieurs sont aveugles avec colonnettes engagées et aux 2/3 de sa hauteur on peut voir une frise de médaillons représentant des personnages joufflus non identifiés. Les deux derniers étages sont à double arcade ouverte en plein cintre avec des balustrades ornées notamment de la croix de Savoie et des monogrammes d'Honorat de Savoie, gouverneur de Loches au XVI° siècle, et de son épouse Jeanne de Foix qui firent terminer l'édifice. Enfin le dernier niveau supporte un tambour octogonal sur lequel repose une coupole ornée de lucarnes et d'un clocheton.
Agence TBI - Saint Antoine et Alfred de Vigny
La tour Saint Antoine et Afred de Vigny
9 - La Chancellerie:
Le nom de ce bâtiment n'est pas adéquat puisqu'il n'y avait pas de chancellerie à Loches au XVI° siècle. Il s'agit d'une maison médiévale sur laquelle a été plaquée une façade Renaissance. Celle-ci est datée de 1550-1551, sous le règne du roi de France Henri II: un cartouche situé en haut à droite de la façade porte la date 1551 et la devise du roi « Prudentia nutrisco - Justicia regno » ( Je me nourris de prudence - Je règne par la justice ), à côté de celui-ci les trois croissants entrelacés, armes de son épouse Catherine de Médicis. La décoration de la façade est caractéristique de la seconde Renaissance avec un retour à l'antique: les fenêtres élargies postérieurement et ayant perdu leurs meneaux ) sont bordées de pilastres insérés dans un creux au lieu d'être en relief. Ce petit détail a toute son importance car c'est le seul édifice en France présentant cette disposition, inspirée des travaux de Michel Ange dans le vestibule de la Bibliothèque Laurentienne. Il est probable que l'architecte avait eu connaissance des travaux de Philibert Delorme, qui avait ramené d'Italie de nombreux dessins. Le niveau du premier étage est matérialisé en façade par une frise de triglyphes et de métopes qui sont ornées de bucranes (crânes de taureaux ) et de têtes de taureaux. Derrière la maison, un corps de bâtiment du XVII° siècle rejoint l'ancien rempart XV° sur lequel a été aménagée une terrasse à balustres.
 
 
10 - La maison du Centaure:
(
propriété privée) cette maison de la Renaissance est remarquable par la richesse de sa décoration de façade. On y voit notamment à l'angle, une colonne engagée à chapiteau finement ciselé, des niches ayant abrité des statues, une belle porte d'entrée donnant sur une courette, surmontée du portrait des propriétaires et surtout un bas-relief ayant donné son nom à la maison: celui-ci qui ornait auparavant le manteau d'une cheminée, a été placé en façade suite au rajout d'un étage au XIX° siècle. Il représente une scène mythologique: Hercule et son épouse Déjanire s'apprêtent à traverser le fleuve Evenos; surgit le centaure Nessus, qui propose à Déjanire de traverser sur son dos. Elle accepte mais, arrivé sur l'autre rive, Nessus essaie d'abuser d'elle et Hercule lui décoche une flèche empoisonnée. La scène est représentée au moment précis où la flèche vient de traverser le torse du centaure, tandis qu'Hercule - sous les traits de François ler - s'apprête à lui en décocher une deuxième.
 
11 - L'aqueduc de Contray:
il s'agit des vestiges d'un aqueduc gallo-romain qui alimentait en eau une villa située non loin de Loches. Ils sont situés non loin du lieu dit « les petites maisons ». C'est à notre connaissance le seul vestige architectural gallo-romain encore en élévation qui soit visible à Loches.

 
12 - Les minoteries:
ont cessé leur activité en juillet 2000 . Il est probable qu'il y avait à Loches depuis l'époque de St Ours un moulin. Il y en avait au moins deux au Moyen-âge dont l'un appartenait aux chanoines de la Collégiale Notre Dame. L'édifice médiéval a été détruit en 1813, suite à son rachat par une Américaine qui fit construire le bâtiment que l'on aperçoit aujourd'hui afin de le transformer en filature. On y fabriqua notamment des couvertures pour l'Armée et un drap appelé le trentin, qui servait à confectionner les gilets que portaient les paysans les jours de fête (d'où l’expression « se mettre sur son trente et un » ). Au début du XX° siècle, le site redevint une minoterie et le restera jusqu'à l'an 2000.
 
A ces bâtiments, il conviendrait d’ajouter de nombreuses autres maisons anciennes, notamment à l’intérieur du fort St Ours. Certaines remontent aux XV° et XVI° siècles et beaucoup ne sont pas encore mises en valeur. -